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THE FORESHADOWING – Seven Heads Ten Horns

Publié le par Crapulax

Sortez vos mouchoirs, finissez vos testaments : voici le doom gothique mélancolique des transalpins ! THE FORESHADOWING nous revient en effet après trois albums rivalisant littéralement de joie de vivre, cette jovialité qu'on ressent généralement au bord d'un précipice pris d’une soudaine envie de s’enfoncer dans le vide, quand le corps meurtri ne suffit plus à contenir les hurlements de l’âme...

Après « Days Of Nothing » (2007) poisseux comme une marée noire, « Oionos » (2010) étouffant comme l’odeur de mes chaussettes et « Second World » (2012) aux allures de biche aux yeux crevés, le groupe décide de produire et de réaliser seul leur quatrième opus... Probablement au milieu de cadavres d'animaux encore fumants d'une forêt dévastée par les flammes, histoire de rester dans l’ambiance !

Si vous avez envie d'abréger votre existence et que cette fin soit longue et pénible, entre les rythmiques de guitare à la PARADISE LOST qui sentent bon le pin massif du cercueil et les nappes de clavier dépressimo, « Seven Heads Ten Horns » est assurément l'album qu'il vous faut ! Chaque titre apporte ses propres larmes à cet édifice de ténèbres, « Fall Of Heroes » et « New Babylon » en constituant sans conteste les aspects les plus intenses. Sans chercher à constamment mieux faire, privilégiant les ambiances, THE FORESHADOWING se complaît dans la rigidité presque cadavérique de sa musique : le chant grave de Marco Benevento d’ailleurs, proche de celui de LACRIMAS PROFUNDERE période « Filthy Notes From Frozen Hearts », reprend toujours (sans entrain) les thèmes chers à la formation italienne: l'apocalypse, la misère et la corruption de l'humanité, le cycle éternel de la mort et de la renaissance.

Oui, « Seven Heads Ten Horns » dont la pochette est réalisée par Sir Anton (SEPTICFLESH) est un album déprimant et en plus c'est fait exprès.

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