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CUT UP – Wherever They May Rot

Publié le par Crapulax

En suède, on compte comme spécialités le hareng, le pain polaire et le death metal. ENTOMBED, HYPOCRISY, AT THE GATES, MESHUGGAH ou SPAWN OF POSSESSION, nombreux sont ceux qui ont marqué avec brutalité l’histoire de la musique extrême. Un peu comme si Godzilla posait son empreinte gigantesque sur le ciment frais de Sunset Boulevard. Voyez le genre de finesse...

Formés sur les cendres encore fumantes de VOMITORY qui se sont définitivement éteintes en 2013 (quel nom fabuleux  quand même ! C’est pas en France qu’on aurait des GERBLICATOR, MORTAL QUICHE, MEGA-BADE ou ULTRA VOMIT… mdr), CUT UP livre aux anciens dieux scandinaves une nouvelle offrande sacrificielle, un digne successeur à « Forensic Nightmares » le violent premier album sorti en 2015 chez Metal Blade et unanimement encensé par la critique. « Wherever They May Rot » s’inscrit dans la continuité d’un death metal en mode berserker sans concession ni temps mort, dénué de la moindre parcelle de mélodie synonyme de faiblesse. Pas de trace d’originalité non plus, c’est pas le genre de la maison des horreurs suédoise. Car chaque titre a été conçu dans l’unique but d’écrabouiller, quitte à souiller le carrelage blanchâtre du sol et des murs, et s’il subsiste quelques brefs passages lents (l’intro de « Rapped By The Blade » ou « Vermin Funeral »), ils sont là davantage pour attendrir la viande avant de la passer au mixer industriel. A noter quelques parties solo superbes bien tranchantes (« Master Dissector ») qui viennent parfois couper un titre à grands coups de hachoir. Un travail d’orfèvre ! On ne le dira jamais assez : la boucherie, c’est plus qu’un métier. C’est de l’art avant d’être du lard.

Du coup, l’auditeur aura souvent l’impression de se situer entre du brutal death (« Psychosurgery ») et du gros grindcore bien craspec (« Necrophagic Madness ») qui laisse généralement les lambeaux de tripes sur les grolles et les oreilles en choux-fleur (le titre éponyme comme un rappel au « Mandatory Suicide » de SLAYER). C’est dire le niveau de brutalité des suédois.

Ainsi, à la course du groupe le plus bestial en 2017, CUT UP vient de prendre la première place en dézinguant tous ses adversaires.

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