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WOVENWAR – Honor Is Dead

Publié le par Crapulax

Souvenez-vous : le chanteur du groupe de metalcore AS I LAY DYING, le bodybuildé Tim Lambesis, avait contacté en 2013 un tueur à gages pour mettre fin aux jours de son épouse bien aimée. Il s’est avéré que l’individu en question était en réalité un agent de police super bien camouflé derrière son PC. Libéré sous caution dans un premier temps (pour 3 millions de dollars tout de même…), Tim a finalement été condamné à 6 ans de prison dans laquelle il n’a pu poursuivre ses séances de musculation et accessoirement sa consommation de produits dopant dont il était devenu accro. Aux dernières nouvelles, sa masse musculaire serait retombée et il aurait maintenant une belle paire de seins en lieu et place de ses anciens pectoraux (gynécomastie). Pour un chrétien proclamé, il faut reconnaître que c’est un assez joli parcours ! A côté de ça, les profanations de sépultures et les incendies d’églises des black metalleux feraient presque pitié...

Du coup, les autres membres de AS I LAY DYING étaient bien embêtés et ne souhaitaient pas continuer sous ce nom en capitalisant sur cette mauvaise publicité. Ainsi est né WOVENWAR qui représente ni plus ni moins que sa continuité artistique. Pas vraiment de surprises à attendre de sa part, pas vraiment de déception à attendre non plus sur ce second album plus court que son prédécesseur tant le groupe maîtrise parfaitement les arcanes du metalcore : gros murs de guitares saturées en rythmique, petites mélodies en son clair en boucle, une batterie saccadée et un chant clair/hurlé de circonstance. Du très conventionnel, en somme mais de la top qualité. L’expérience acquise par les années de tournées et de studio, palpable, transparaît à travers la solidité de chaque composition (« Confessions ») et les refrains s’impriment dans les esprits comme des directs en pleine machoire (« World On Fire »). Malheureusement les moments de gloire se révèlent en fin de compte peu nombreux (« Censorship ») et on se surprend à regretter le bon temps d’AUSTRIAN DEATH MACHINE, quand Tim Lambesis jouait de tous les instruments et mettait des claques à tout le monde avec son crossover surpuissant de vieux fan de Schwarzenegger.

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