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NECROMANTING THE STONE – Jewel of the Vile

Publié le par Crapulax

Dit comme ça, il serait aisé de supposer que ce NECROMANTING THE STONE largement inspiré par le jeux de rôle Dungeons And Dragons représente le énième groupe de heavy métal épique à débarquer sur la scène internationale dans un cliquetis d’armures médiévales. Il n'en est rien. Car on ne distille pas du Rhapsoda sans sucre quand on possède dans ses rangs le guitariste d’ARSIS, le bassiste de THE BLACK DAHLIA MURDER, l'énorme batteur de THE ABSENCE ou quand on invite l'ineffable Jeff Loomis (ARCH ENEMY, CONQUERING DYSTOPIA) à poser un bon gros shred sur l'album. Non, on se doute bien que même si les gars ont une réelle envie de faire du heavy metal à l’ancienne, ça va immanquablement finir par déraper. Confirmation est faite dès les premières notes de « Crusher »: la surexploitation de la double pédale et les rythmiques rapides et agressives à la NEVERMORE (quelle surprise !) font penser plus à du thrash/speed de vieux barbares barbus qu'à du heavy symphonique de jeunes chevaliers... chevelus. Seule la voix claire de « Big » John Williams (BRIMSTONE COVEN) nous rappelle la filiation au heavy metal car elle ne se termine pas dans des growls caverneux... Enfin presque (« Bleed For The Night ») !

Apparemment NECROMANTING THE STONE aime tant à brouiller les cartes qu’il s’est affublé d’une pochette d'Ariel Zucker-Brull dont le style se rapproche de l’extrême sensibilité poétique de l’illustrateur multi-censuré de CANNIBAL CORPSE... Un choix stratégique douteux qui risque fort de les desservir, les repères visuels et la présentation étant des données importantes à ne jamais négliger. Et c’est d’autant plus dommage que le groupe possède une vraie personnalité, une réelle force de conviction, des titres forts (« Descent », « The Siren’s Call ») et des atouts indéniables comme la fulgurance des guitares solo ou l’aspect décalé de la batterie par rapport au style qui le rendent unique.

De là à dire que NECROMANTING THE STONE s’est déjà sabordé avant même de commencer, il n’y a pas des kilomètres.

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