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DENNER/SHERMANN – Master Of Evil

Publié le par Crapulax

Pendant que Kim Bendix Petersen, mondialement connu sous le pseudonyme de King Diamond, se remettait de son terrible triple pontage coronarien subit en 2010 qui l’a éloigné de la moindre activité musicale (pas de nouvelle production studio depuis 2007 mais une tournée des festivals prévue cette année), ses anciens compagnons d'armes qui l'ont accompagné dans MERCYFUL FATE puis KING DIAMOND poursuivaient l'aventure de leur côté avec le EP « Satan’s Tomb » sorti en 2015 puis « Master Of Evil » en 2016, un album aux sonorités très proches.

En plus de la mythique paire de guitaristes Michael Denner/Hank Shermann, on compte également le brillant multi-instrumentiste Snowy Shaw (NOTRE DAME, THERION, DIMMU BORGIR, etc.) qui assure ici les parties de batterie avec la grande classe qu'on lui connaît, notamment sur le terrible titre « Son of Satan ». Lui qui a brièvement fait partie de KING DIAMOND et de MERCYFUL FATE, pour une obscure raison ne voit pas son nom en haut de l’affiche avec les deux autres. Bizarre ! Moins connus du grand public, le bassiste Mark Grabowski (DEMONICA) et le vocaliste américain Sean Peck (ancien CAGE et DEATH DEALER) complètent quant à eux la formation.

Sans aucune surprise, « Master Of Evil » gravite autour de la même sphère musicale que les albums du chanteur King Diamond: gros riffs bien heavy sous les aisselles, pures parties solo (« Escape from hell »), breaks foudroyants et refrains mortels (« Angel's Blood ») et registre vocal étendu, l'auditeur se trouve en terrain conquis. D'autant plus que Sean Peck, en remplaçant de luxe, se révèle largement à la hauteur du challenge en étant capable de grimper très haut dans les aigus sans se froisser le testicule. Malheureusement, sa voix se rapprocherait plus du chanteur de JUDAS PRIEST (et même de Ozzy Osbourne sur « The Wolf Feeds At Night » !), tant par la voix que par la physionomie, ce qui confère à l’écoute une impression étrange comme une erreur de casting. Car les compos sont là, énormes et puissantes, reconnaissables entre mille.

Mais un album de MERCYFUL FATE sans King Diamond, c'est un peu comme du café sans caféine : c'est bon mais il manque le p'tit truc qui excite !

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